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AÑO 15 - Sábado, 31 de Julio de 2021 a las 21:33:30 - Madrid (Spain-Europe)

TRADUCCIÓN

Le Centre Pompidou rend hommage au sculpteur catalan Julio González
Femme au miroir
12 juillet 1937
Encre de Chine et crayons de couleur gras sur papier brun
38,5 x 27,9 cm
© ADAGP- Coll. Centre Pompidou
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Idioma:  Français
nexo5.com
Riche d'un fonds exceptionnel de peintures, sculptures, dessins et bijoux, le Centre Pompidou rend hommage au sculpteur catalan Julio González (1876-1942) en présentant environ deux cents de ses oeuvres, issues pour la plupart des donations et legs de la fille de l'artiste, Roberta González.

Figure emblématique de la création artistique du début du XXème siècle, Julio González est le père de la sculpture en fer. Son oeuvre a considérablement influencé la sculpture contemporaine, notamment les praticiens du fer, de David Smith à Eduardo Chillida, de Jean Tinguely à César.

Le parcours, à la fois chronologique et thématique, offre un panorama complet de la création artistique de Julio González, depuis le début du XX siècle jusqu'à sa disparition en 1942. L'exposition s'ouvre sur la présentation d'un ensemble de bijoux et de pièces d'art décoratif, exemplaires de son travail d'orfèvre et à l'origine de son travail sur la sculpture métallique. La première salle regroupe des peintures, dessins et sculptures de ses débuts, datés entre 1903 et 1913. Portraits, nus classiques et scènes paysannes témoignent d'une approche classiciste tandis que quelques masques en cuivre représentant ses proches (Portrait de Pilar, 1913) marquent l'apparition de ses premières sculptures en métal. La deuxième salle rassemble exclusivement des sculptures du début des années trente qui témoignent de la variété stylistique de Julio González, mais coïncident également avec le tournant majeur apporté par sa collaboration active avec Pablo Picasso. Les masques en métal découpé (Masque de Pilar au soleil,1929), d'inspiration cubiste, ouvrent le cycle des premières sculptures en fer linéaires comme Don Quichotte (1929-1930). Au centre de la salle est regroupé un ensemble de têtes géométriques à la charnière entre primitivisme et abstraction. Pièce phare de cette section, Tête en profondeur (1930), première oeuvre de l'art du XXème siècle a avoir été classée trésor national, et entrée au Centre Pompidou en 2003 grâce au mécénat de Pernod Ricard. D'autres sculptures comme Le Rêve / Le Baiser (1932-1933) ou La Petite trompette (1932-1933), aux formes aiguës et tranchantes, sont révélatrices des liens de González avec le surréalisme. Le passage vers la salle des grandes sculptures monumentales des années 1930-1935, s'annonce avec Femme se coiffant de 1931, qui incarne le concept créé par González d'une sculpture conçue comme «un dessin dans l'espace». La salle se partage entre trois groupes de sculptures réalisées entre 1932 et 1936, qui résument l'alternance, constante chez González, entre abstraction et figuration. Les grandes sculptures linéaires, Femme à la corbeille (1934), La Girafe (1935), L'Ange, L'Insecte, La Danseuse (1935) font face aux figures inspirées de la sculpture antique et archaïque (Petit torse égyptien,1935-1936). Ces oeuvres sont entourées d'études afin de mettre en valeur le travail sur l'épurement progressif de la forme. Enfin, une série de têtes en bronze, tirées à partir de pierres entre 1933 et 1936, illustre ses nouvelles recherches sur le volume, marquées par l'exemple de la statuaire des cathédrales qu'il revendique dans son texte théorique, Picasso et les cathédrales. Picasso sculpteur (1931-1932).

Le parcours se termine avec les oeuvres de la fin des années 1930, jusqu'à sa mort, en 1942. La sculpture monumentale en bronze, La Femme au miroir de 1936-1937, annonce un des thèmes de prédilection de Julio González à la fin de sa vie. Cette oeuvre symbolise de façon allégorique l'espérance face au conflit qui embrase son pays natal, l'Espagne. Il utilise également l'iconographie de La Montserrat, la Vierge catalane, pour dénoncer les souffrances de son peuple. Un ensemble de dessins et plusieurs sculptures réalistes (Tête de Montserrat criant, 1942, Petite Montserrat effrayée, 1941-1942), ou plus abstraites (Masque de Montserrat criant (1938-1939), traduisent son engagement à travers un style pathétique.

Un prêt exceptionnel de la succession González vient compléter la présentation des oeuvres du fonds du Centre Pompidou. La Femme au miroir (1936-1937) est un tirage en bronze de l'oeuvre en fer qui devait être initialement présentée au Pavillon espagnol de l'Exposition internationale de 1937, à Paris, et finalement remplacée par La Montserrat (1937, Amsterdam, Stedelijk Museum). Le prêt rappelle la générosité et la fidélité de la fille de l'artiste et de ses exécutrices testamentaires, Carmen Martinez et Vivianne Grimminger, envers le Centre Pompidou.
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